Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur cette période   write5.gif (312 octets)

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Les hommes du maquis

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X - LE MAQUIS DE LIGNIÈRES

- Que devenait votre maquis de Mayenne ?

- Nous étions installés près de Lignières-la-Doucelle, dans une ferme entre bois et champs, nommée la Gérarderie. Un énorme matériel, déjà, y était assemblé et une quarantaine de " gars " réunis. Nous attendions de nouvelles arrivées qui, en quinze jours, eussent porté notre nombre à 500 ou 600.

Le 13 juin, nos indicateurs nous annoncent la présence d'un camion en panne près d'Orgères. Treize Allemands l'occupaient. "

- Diable !

- Oui, on a beau n'être pas superstitieux... Nous attaquâmes en deux groupes de cinq, emportant une victoire à peu près complète : 5 boches tués et 3 prisonniers. Malheureusement, un manque de coordination des groupes causa les blessures graves de deux des nôtres, Paul Lasnier et René Pelé et, en somme, tout ce qui s'ensuivit.

En effet, immédiatement alertés par les boches en fuite, d'importants contingents allemands étaient sur les lieux une heure après notre coup de main. Chez Catois, le fils du maire de Lignières, où il s'était réfugié, ils arrêtaient Paul Lasnier et, à la Mairie, le responsable de l'A.S. qui s'y trouvait par un mauvais hasard.

" Vers 19 heures, Alain Le Gac, de garde, actionne sa mitrailleuse : le signal de l'alerte. Plus de 200 soldats entouraient le bois et le champ et disposaient sur les bords de la route des mortiers de campagne. Une partie de notre équipe gagne la forêt. Les autres, dont j'étais, réfugiés dans le grenier de la ferme, tiennent en échec les Allemands et en tuent une vingtaine dont un officier S.S. Mais, sous le feu de l'ennemi, notre situation devenait intenable. Je décide une sortie. Roland et le valet me précédaient. Derrière moi, une grenade est jetée dans la salle que nous occupions  et de ceux qui occupaient la Gérarderie, nous fûmes les trois seuls survivants.'

Vers 3 heures, j'arrivais dans une ferme et, plus tard, dans une autre près de Ciral, où je m'endormis, épuisé. Le lendemain, j'atteignis Saint-Aubin-du-Désert. "

Le commandant Pétri se tait et dit lentement :

- Parmi ceux qui sont morts, ce jour-là, il y avait des amis que j'aimais. Delattre que j'avais sorti de la prison de Vitré et qui vint se faire tuer à côté de moi; Pierre Jouan, qui venait à peine de nous rejoindre. Richomme. Ceux qui ne furent pas tués dans la ferme, les Allemands les amenèrent au carrefour, à 11 heures du soir et les fusillèrent, là, après d'innombrables tortures. Seule, fut épargnée, la fille du commandant Maxime, déportée en Allemagne. Gustave Bobo, notre hôte, Cotin, René Pelé,

Robert Gougeon, Paul Lasnier, Alain Le Gac, Gilbert Zoccolini, François Cheminel et Auguste Leduc tombèrent en cet endroit.

   
Robert Gougeon Roland Bourgouin
dit Delattre
   

Le bilan de cette journée se soldait pour nous par la mort de onze camarades, la perte du matériel de guerre, de marchandises, de matériel d'imprimerie et trois jours plus tard, par l'incendie de l'école et de la mairie du bourg par les S.S.

- Elle se soldait aussi, dis-je, par une page de gloire ajoutée à !'histoire du maquis.

moulin

Un vestige de la tragédie du Moulin d’Evert où tombèrent 4 F.T.P.

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Sommaire | Premières confidences | Juillet 1943Une période noire |   L'activité Front National | La S.P.A.C. et l'enfer Jacques Cartier | Saint-Senoux  Dinan | L'attaque de la prison de Vitré | Le mois de mai 1944 | Le débarquement | Le maquis de Lignières| Parachutages  | Allo! Allo CodyLa Libération   | Activités de nos F.T.P.F. en Ille et Vilaine et dans la région|

 

Document du Comité Départemental de Libération de la Mayenne
 sur le camp de la Gérarderie

   
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  Dernière mise à jour: 13/01/2017  

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