François TOUZÉ
(1877-911
1942)

Nous recherchons des témoignages, des documents  ou des photos sur ce résistant write5.gif (312 octets)

Plan du site-Liste des biographies

Né à Pontorson (Manche) le 23 avril 1877, il épouse Louise Tesnière le 2 Février 1907 à Fécamp.

Un seul enfant naîtra de ce mariage, en juin 1908, une petite fille prénommée Simone.

Mobilisé le 3 août 1914, il se retrouve sur le Front en décembre de la même année, alors caporal à la 11ème Cie, il est grièvement blesse par un bombardement allemand. le 23 mai 1917, il est cité à l'ordre du Régiment au 78e R.I.T. II reste dans le service armé jusqu'au 13 décembre 1917. Ensuite, à partir du 14 décembre 1917 et jusqu'au 14 février 1919, il est affecté aux Ets Dubigeon à Nantes, comme ouvrier d'usine militaire.

Il revient à Combourg en 1924 où il fait construire sa maison dans son pays maternel. Il y exerce son métier de menuisier, alors que survient la déclaration de guerre.

En janvier 1941 (il est alors âgé de près de 64 ans), il entre dans la résistance et participe à l'organisation des premiers groupes F.T.P. dans le nord de l'Ille-et-Vilaine début 1942 (Organisation Front National).

Sur dénonciation, il est arrêté le 17 mai 1942 sous l'inculpation de militant communiste (un vieux tract communiste datant d'avant guerre avait été trouvé lors de la perquisition ordonnée contre sa fille Simone TOUZÉ dirigeant le Coopérative Agricole de Combourg).

"Objet de l'arrestation de F.TOUZÉ " :

Inculpé pour avoir émis et distribué des tracts contre Mr. de La Bourdonnaye (Syndic régional).

Son gendre, Auguste Morin (décédé en Mars 1938) avait créé en 1925 un Syndicat agricole. Sa veuve continua son œuvre en devenant responsable de ce Syndicat, ainsi que de la Coopérative.

En 1941, certains hommes, délégués par Vichy pour former le "Syndicat de la Corporation Paysanne" ne purent arriver à réaliser leur désir, les cultivateurs refusant d'entrer dans lin Syndicat de la collaboration.

Après cet échec, Madame Veuve Morin, la fille de F. TOUZÉ, reçut une lettre l'accusant de mettre opposition au Syndicat de Vichy. Pour le malheur de son père, il fut jeté dans l 'entrefaite les fameux tracts concernant M. de La Bourdonnaye.

Morellon, chef de la police, envoyé sur ordre de La Bourdonnaye, vint arrêter F. TOUZÉ. Sa fille crut alors que cela était parce qu'il était communiste, mais en réalité, c'était l'obstruction aux souhaits des hommes de Vichy.

Incarcéré à la maison d'arrêt de St-Malo, il est transféré à la maison

d'arrêt de Rennes le 30 mai 1942. Condamné par la S.S. le 4 Juin 1942 à 1 an d'emprisonnement, il quitte Rennes le 25 juin 1942 où il est emprisonné jusqu'en février 1943.

 *Dirigé sur le camp de Compiègne, il y reste de mars 1943 jusqu'en janvier 1944. le 12 janvier 1944, il est déporté vers le camp de Buchenwald où il restera jusqu'au 11 avril 1945.

Libéré par les Américains, il revient en France le 28 avril en bonne santé( selon son dernier télégramme). Arrivé à l'hospice du Kremlin-Bicêtre le 30 avril, il y décède le 5 mai 1945.

Source ADIV 6ETP2/76

   

Sources:ADIV 6ETP2/76