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Philippe NORDMANN

Né le 3 décembre 1914 à Paris (8e). Agrégé de lettres à 21 ans, professeur au Lycée de LilleAffecté comme officier sur la ligne Maginot, après un stage dans l’école des élèves officiers de réserve (EOR) de Poitiers. Blessé à Sedan en mai 1940, il est évacué sur Toulouse. Sous l’occupation, il sera successivement nommé comme enseignant - avec Paule, son épouse à Lorient (Lycée Dupuy de Lôme), Angers et Rennes. Arrêté le 25 mai 1944 à Rennes par la Milice, rue Paul Bert, il est transféré le 28 juin 1944 de Rennes vers Compiègne où il est déporté  le 28 juillet 1944 vers Neuengamme. (Matricule 39520). Décédé le 1er mai 1945 à Bergen-Belsen (All.). JO1995p12379-12388

 

Extrait d'un article de journal: Date?

"Le 11 novembre prochain le Lycée de Rennes commémorera le. souvenir de deux de ses  anciens professeurs : MM Laillé et Nordmann.
En cette occasion, nous sommes heureux et fiers d'évoquer la haute figure du professeur Philippe Nordmann, travailleur acharné, militant actif, patriote dévoué à la cause humaine jusqu'au prix du sang.
Agrégé de lettres à 21 ans, professeur au Lycée de Lille, sous-lieutenant de réserve après un stage à l'École d'officiers de Postes, envoyé sur le front à Montmédy: blessé à l'attaque sur Sedan le 10 mai 40. Emmené à Toulouse; rentré à Paris en octobre 40, nommé à Condorcet, il entre dans l'Université Libre où il travaille en liaison avec Jacques Salomon à la diffusion des tracts et brochures.
Nommé au Lycée de Lorient en 1942, il doit se replier à Rennes où il devient responsable subdivisionnaire des quatre départements bretons. Arrêté le 25 avril 1941 par la Milice, rue Paul Bert, après une défense héroïque, il est déporté le 29 juin à Belsen où il meurt le 1er mai 1945, douze jours après la libération du camp, à l'âge de 30 ans.
Père de 3 enfants, hautement apprécié par les Inspecteurs Généraux de l'Enseignement, il était un de ces hommes dont "la personnalité s'impose". Intègre, intransigeant pour lui et pour les autres, mais très bon et affectueux, Philippe Nordmann paya sa volonté de liberté non seulement de sa vie mais de celle des siens : c'est ainsi que sœur (Marie-Élisa) et sa mère avaient été déportées et cette dernière gazée à Auschwitz."

    
      
Sources: