Marie-Luce MOQUET

 

         Marie-Luce MOQUET est née le 19 juillet 1902 à Langon.

 

Dès le mois de juin 1940, après avoir entendu l’Appel du général de Gaulle, elle organise un service d’aide à tous ceux qui fuient la zone occupée pour une raison quelconque. Elle s’arrange pour donner aux soldats qui souhaitent passer en zone libre, le ravitaillement nécessaire, les moyens de transports, des vêtements, de l’argent et des guides. Elle aide ainsi des soldats français ou étrangers repliés dans la région ou des prisonniers évadés. C’est ainsi qu’elle aide de nombreux polonais engagés dans la lutte contre le nazisme. Elle leur évite ainsi d’être faits prisonniers. Elle leur procure ainsi de fausses cartes d’identité et des feuilles de démobilisation.

Pendant le mois d’octobre 1940, elle organise l’évasion de 13 soldats prisonniers des Allemands.

          Pendant les années 1941, 1942, 1943, elle accueille en hébergement complet des évadés, des réfractaires au STO, des maquisards, des parachutistes et des agents du B.O.A. (bureau d’organisation et d’action).  

         Elle aide et accompagne de nombreux Français et Africains à passer en zone libre vers l’Espagne ; ils espèrent pouvoir rejoindre Londres à partir de là.

         Elle soigne les blessés de la Résistance. Dans sa maison au village de La Chaussée en Langon, elle installe un véritable poste de secours pour les blessés de la Résistance. Elle y est secondée par deux infirmières et le médecin du Grand-Fougeray, le docteur Nouaille, y assure les soins les plus importants.

         Des soldats alsaciens déserteurs de l’armée allemande sont aussi hébergés, soignés, nourris chez elle.

         Au mois de septembre 1943, elle héberge, soigne et nourrit 7 aviateurs américains et elle organise leur retour vers l’Angleterre.  

         En 1944, bien que plusieurs fois dénoncée, elle redouble d’énergie pour aider les résistants, aidée en cela par son frère Xavier. Elle aide à renforcer les réseaux mis à mal par les nazis ou la Milice. Elle aide un Français évadé du terrible camp de Rawa-Ruska, elle lui procure de faux papiers et lui donne asile.

         Elle aide à la formation et à l’organisation d’une école de formation de cadres pour la Résistance sur la commune de Sainte-Anne-sur-Vilaine.  

         Arrêtée par les Allemands le 6 août 1944 et convaincue d’avoir aidé des Résistants, elle échappe de justesse à l’exécution alors que sa tombe est déjà creusée.  

         Fervente patriote, Marie-Luce Moquet a apporté une aide précieuse et désintéressée à la résistance. Elle s’est dévouée au service des maquisards, des parachutistes et patriotes traqués par la Gestapo.  

         Elle a reçu un certificat de gratitude et de félicitations de la part du Commandant suprême des forces expéditionnaires alliées, ainsi qu’un certificat de remerciements du général Eisenhower.

 

 

                                                        Rédigé par Renée Thouanel-Drouillas

 

Sources : -Archives Départementales : 167J50

- Attestation de Louis Pétri, alias Commandant Tanguy.

- Attestation du Commandant Quédillac.

    accueil-mdg1.gif (1380 octets)