Liste des biographies

Pour enrichir la mémoire du passé, je recherche tout témoignage sur les prisonniers de guerre et  sur des faits de Résistance  en Bretagne avec documents   write5.gif (312 octets)

 

Alfred MONNET, arrêté à Combourg le 31 juillet 1944

Né à Saint-Servan-sur-Mer

Alfred Monnet, né le 3 juin 1910, connait une enfance difficile. Son père ayant subi des blessures et des mutilations pendant la guerre de 1914-1918, Alfred est adopté par la Nation, par décision du tribunal civil de Saint-Malo en date du 20 octobre 1922. L’enfant a douze ans. Une seconde décision prononcée par le même tribunal  statue à l’avantage de sa tante qui s’est beaucoup dévouée pour l’élever.

Monnet exerce la profession de dessinateur industriel et se marie, le 28 décembre 1932, avec Madeleine Hamon. Dans leur foyer naissent 4 enfants. Ils élisent domicile à Saint-Malo.

Après le débarquement du 6 juin 1944, les bombardements alliés frappent les villes de la côte et particulièrement Saint-Malo. Une grande partie de la population est évacuée. Les familles Monnet et Hamon se réfugient à Combourg. Les frappes  sur Saint-Malo des 12 et 14 juillet sont redoutables. Malgré le danger à circuler sur les routes  et à pénétrer dans l’agglomération malouine, Monnet est affilié à un groupe de Résistance commandé par son beau-frère, Henri Hamon. Il est en lien avec le maquis de Broualan et participe à des parachutages, notamment  à celui de Vieux-Vy-sur-Couesnon. De violents combats opposent les maquisards et l’occupant allemand, pendant le mois de juillet 1944.

Le dimanche 31 juillet 1944, au matin, une opération de police est menée contre Combourg. Deux miliciens, puis des membres de la Gestapo arrêtent le couple Monnet et Madame Hamon, mère, à l’Abbaye. Dans le même temps, la famille Gautier, Ernest et ses deux fils, sont également interpellés. Membres de la même formation, ils sont embarqués à Rennes, au camp Margueritte. Alfred Monnet attestera avoir été torturé dans une ferme, avant de rejoindre le camp où il sera interné pendant le mois d’août.

Tous appartiennent au dernier convoi vers l’Allemagne. Alfred Monnet profite, le 6 août 1944,  du bombardement allié du convoi à Langeais (Indre-et -Loire) et de l’arrêt du train pour s’évader à pied.

Trois jours plus tard, il retrouve sa famille. Madame Hamon s’échappe à Belfort. Tandis que la famille Gautier meurt en déportation.

 

La Libération met un terme aux tribulations d’un vrai patriote. Dans les années 1950, il quitte la région malouine et divorce de son épouse Hamon pour se remarier à Paris avec Marie Dhée.

L’existence d’Alfred Monnet  ressemble plus à une succession de soubresauts qu’à un long fleuve tranquille.

 

Daniel Heudré

 

      

 

30/12/2016

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30/12/2016