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Jules Le Gall est né le 13 décembre 1881 à
Brest (Finistère)
1900: Après le passage à Brest de Jaurès, (3 avril) création du syndicat des
travailleurs réunis de l’arsenal, (mai) secrétaire général: Jean Vibert
(1902, 2800 adhérents, 1904, 3600 adhérents)
1903: Création par Victor Pengam (1883-1920) d’une section de la Jeunesse
Syndicaliste de France.
Ce groupe essentiellement composé par de jeunes ouvriers de l’arsenal, est
un foyer de culture et de propagande malthusienne en même temps qu’un centre
d’agitation et de propagande révolutionnaire. Il organise des séances
récréatives où l’on boit des boissons non alcoolisées. Ce groupe compte une
soixantaine de militants, dont Jules Le Gall.
1904: Création de l’Association Internationaliste Antimilitariste en juin à
Amsterdam. Des sections s’organisent dans les arsenaux, notamment ceux de
Brest et de Lorient.
Mai : La liste d’Action Républicaine et Sociale est élue à Brest. Dans son
programme elle prévoyait la création d’une Bourse du Travail.
Élection de Victor Aubert, maire, Goude Émile, Hyppolite Masson, Jean
Vibert, militants principaux du mouvement socialiste et syndical (adhérents
des Amis de Sully à partir de 1905)
4 juillet 1904: La Bourse du Travail de Brest est officiellement créée.
Jules le Gall en devient le secrétaire adjoint et Pengam le trésorier et le
contrôleur des comptes.
La municipalité la dote d’un immeuble provisoire et d’un budget de
fonctionnement de 5040 F.
Elle se dote d’un bureau de placement, d’une bibliothèque, d’une caisse de
secours, dispense des cours professionnels, développe des campagnes
d’éducation (contrôle des naissances, pacifisme)
La Bourse du Travail va désormais jouer un rôle important dans la vie
syndicale brestoise. En 1907, 13 syndicats groupant 1641 syndiqués sont
affiliés à la Bourse du Travail.
Les grèves de mai-juin 1904, font monter la pression, la bourse devient un
lieu d’implantation des anarcho-syndicalistes.
1905: En février et en mars, grève. Première action d’envergure de Jules Le
Gall.
3 octobre1905
Pengam est frappé d’un mois d’exclusion de l’arsenal pour incitation de
militaires à la désobéissance. Jules le Gall est aussi inculpé.
Acquittement en janvier 1906, la riposte syndicale fut un demi-échec
annonçant un reflux des forces syndicales et politiques de gauche à Brest.
4 mai 1906: Le préfet perquisitionne la Bourse du Travail, 18 militants
syndicalistes dont Jules le Gall sont arrêtés.
28 octobre 1907: Jules Le Gall est jugé devant la cour d’Assise pour
incitation au meurtre et au pillage pour avoir prononcé un discours
subversif le 1er mai 1907 :
« La société est pourrie et il ne faut reculer devant rien pour la renverser
! Soyons prêts à nous faire trouer la peau pour maintenir nos droits et s’il
faut répandre du sang, répandons-en ! »
Condamné à 3 mois de prison ferme.
Septembre 1908 : Scission entre les groupes libertaires et les socialistes,
création de deux syndicats concurrents à l’arsenal.
Fondation du groupe libertaire «la Guerre Sociale ».
1909: Jules Le Gall est inscrit au Carnet B comme propagandiste et
antimilitariste. (42 brestois en 1914, dont 27 ouvriers de l’arsenal)
1910: Création du Cercle néo-malthusien. Pendant un an les réunions se
dérouleront dans un local au 9 de la rue Fautras. Le nombre de participants
aux réunions oscille entre 15 et 20. Victor Pengam y joue un rôle important
en organisant chaque semaine des causeries traitant tour à tour d’anatomie,
de physiologie et d’embryologie, d’alimentation rationnelle, d’hygiène
physique, etc. Arrêté en mars 1913.
1911 : Jules Le Gall crée un nouveau groupe anarchiste, le groupe «les Temps
Nouveaux » dont Victor Pengam est le trésorier. Ce groupe adhère à la
Fédération Communiste Anarchiste et participe au «comité d’Entente des
Groupes d’Avant-garde » qui organise à partir de décembre 1912, la lutte
contre la guerre à Brest.
1920: Victor Pengam meurt le 3 mars 1920.
Janvier 1921: Jules Le Gall devient membre de la loge des Amis de Sully, du
Grand Orient de France
Le 19 octobre 1921, le Comité Sacco et Vanzetti, issu du Comité de Défense
Sociale, organise à Brest un meeting de solidarité. Jules Le Gall y prend la
parole
Dans les années 1920, Jules le Gall participe à la fondation de la maison du
peuple, et anime un groupe théâtral pour lequel il écrit des pièces.
Les 1er, 2 et 7 juillet 1925, perquisitions à la Maison du Peuple
et chez différents anarchistes et communistes. Le 1er juillet, 1000
exemplaires de La Bataille Syndicaliste sont saisis à la gare de Brest, ils
étaient adressés au secrétaire du syndicat autonome de Brest,
l’anarcho-syndicaliste René Martin.
Les 2 et 7 juillet, perquisitions sont effectuées au secrétariat du bureau
autonome de la Maison du Peuple : 800 numéros de La Bataille Syndicaliste
sont saisis.
1927: Accueil de Makhno, chef du mouvement anarchiste ukrainien, lors de son
exil en France.
Première publication du Flambeau, « organe mensuel de libre pensée, d’action
sociale et de combat de l’Ouest contre le militarisme et la religion ». Ce
journal, édité à Brest, est administré par Roger Martin et Jean Tréguer. Ce
journal est mensuel et est édité par l’Imprimerie Populaire rue Pasteur à
Brest. (propriétaire; Émile Goude, député, membre des amis de Sully)
8 août 1927: Meeting présidé par Jules Le Gall en faveur de Sacco et
Vanzetti à Brest.
1930 -37: Jules le Gall devient le président de la loge des Amis de Sully
1932: Organisation de la contre-manifestation d’un meeting d’extrême droite,
prévue pour le 6 janvier. Après diverses propositions, c’est Jules Le Gall
et des antimilitaristes qui organisent la manifestation.
1934: Le dernier numéro du Flambeau paraît le 5 décembre.
30 – 31 mai 1936: Congrès des loges de l’Ouest, Grand Orient, à Brest, sous
la présidence de Jules Le Gall, vénérable de la loge « Les amis de Sully ».
1936-39: Action en faveur de l’Espagne républicaine.
15 juin1940: Destruction des archives de la loge des Amis de Sully.
août, loi sur la répression des sociétés secrètes.
Perquisition à la loge des Amis de Sully. Jules Le Gall est interrogé par la
police sur les activités de la loge
Décembre 1940: Interrogatoire par la police allemande sur ses anciennes
activités.
24 juillet 1941: Deuxième arrestation, incarcéré à la prison de Pontaniou.
Transféré sur Nantes.
1943: avril, transfert à Compiègne.
19 janvier 1944: Est déporté à Buchenwald, avec 1942 autres détenus politiques
français, enregistré sous le matricule 41186.
13 juin1944, Jules Le Gall décède à Buchenwald d'une septicémie suite à
une gangrène au dos du pied.
Un jardin de Brest porte le nom de Jules
de Gall "franc-maçon et résistant" (Jardin de Kerargaouyat situé devant le
collège St Pol Roux)
Source: Jean Yves GUENGANT |