Ed: 14/03/2017

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KERAMBRUN Ernest, Joseph, Marie  
 

(1884-1963)

Pour enrichir la mémoire du passé, nous recherchons des témoignages ou des documents  sur la Résistance en Ille-et-Vilainewrite5.gif (312 octets)

 

  Né à Collinée (Côtes du Nord) le 8 novembre 1884 où son père était instituteur, il fit ses études secondaires à Saint-Brieuc, avant de venir à Rennes préparer sa licence et son doctorat en droit. D’abord avocat, il décida d’entrer dans la magistrature en 1907.  Alors qu’il était juge d’instruction au Havre en avril 1920, il s’opposa à l’arrestation de militants syndicalistes, qu’il estimait arbitraire, et reprit pour un temps son métier d’avocat.

Revenu à la magistrature, il devint conseiller puis président de chambre à la Cour d’appel de Rennes. Ses prises de positions et son refus de prêter serment à Pétain lui valurent d’être relevé de ses fonctions le 11 novembre 1940 et mis à la retraite d’office. Il reprit une nouvelle fois son activité d’avocat, au barreau de Rennes.

A partir de 1941, E. Kerambrun est en contact avec diverses personnalités de la Résistance, au plan local ou régional, notamment avec son ami Victor Le Gorgeu, futur Commissaire régional de la République pour la Bretagne. Son activité résistante ne cesse de s’accroître, surtout lorsqu’au printemps 1944 il entre au Comité départemental de libération clandestin qui vient d’être reconstitué, dans lequel il représente le parti radical, et dans lequel il est un élément actif, en attendant d’en devenir  le président.

 Le 7 juin 1944, il figure parmi les otages arrêtés dans toute la Bretagne, et internés au camp Margueritte à Rennes. Dès sa libération il reprit ses activités au sein du C.D.L. qui préparait alors activement la réorganisation administrative du département qui devait suivre la Libération.

Le 4 août 1944, il est nommé premier président de la Cour d’appel de Rennes, une fonction qu’il occupa effectivement à partir du 24 août, ayant souhaité poursuivre temporairement son rôle de président du CDL dont il fut nommé président d’honneur. Dans ses attributions à la tête de la Cour d’appel, ses compétences et sa fermeté s’avérèrent déterminantes et contribuèrent à éviter certains excès de l’épuration.

Ernest Kerambrun qui avait pris sa retraite le 8 novembre 1954 est décédé à Rennes le 22 août 1963. Il était officier de la Légion d’honneur.

 

                                                                  Yves RANNOU