Plan du site-Liste des biographies

Joseph Groussard, résistant du mouvement La Défense de la France

 

Né le 4 mai 1904 à Luitré, Joseph Groussard milite dans le groupe de Fougères, La Défense de la France. Ses activités sont peu connues, elles n’échappent pourtant pas à la police allemande qui l’arrête à son domicile, 19 rue Jacques d’Arc, à Fougères, le 15 décembre 1943.

Le témoignage d’un compagnon de cellule, Prieur, informait  l’épouse de Joseph Groussard que celui-ci « était parti avec un excellent moral, en convoi pour une destination inconnue ». Il le chargeait  de lui dire « qu’il (l’) embrassait bien fort et bon courage. A bientôt ». Les dates d’internement et de déportation ne sont pas clairement établies, des confusions existent. Selon une première hypothèse, il est déporté de Compiègne à Mauthausen, le 2 juillet 1944 ; d’après un témoignage plus tardif, il est transféré au camp, le 15 décembre 1943.

 Des documents renseignent sur les conditions de détention au camp de Mauthausen. Le prisonnier a l’autorisation d’écrire et recevoir de la correspondance une fois par mois, avec la règle de ne pas utiliser plus de 25 mots à une  fin familiale ou personnelle. Les envois de paquets et d’argent semblent autorisés, à condition de ne pas ajouter de photos.

Ainsi une carte conservée permet de vérifier la conformité  à la règle édictée : « Je suis en bonne santé et j’espère que ma carte vous trouve de même. Bons baisers à tous. Joseph Groussard ».

Ce courrier est destiné à sa femme, à l’adresse « La Charpentrie, en Fleurigné ». Est-elle réfugiée à la campagne ? Aucune réponse possible, car la carte ne mentionne que les deux adresses de l’expéditeur et du destinataire, avec le timbre à l’effigie d’Hitler. 

Joseph Groussard décède le 27 août 1944. Le grade d’adjudant et la mention Mort pour la France lui seront  reconnus, au titre de la Résistance.

 

Daniel Heudré