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Constant GRIPON, un résistant méconnu

(1924-1989)

 

Né le 12 décembre 1924 à Fougères. Constant Gripon  n’est pas mentionné dans les sites de mémoire. Pourtant il est présent lorsqu’il s’agit de lutter contre la propagande de Vichy. Elle s’affiche ouvertement  avec la permanence du Rassemblement National Populaire (le R.N.P.), parti collaborationniste de Marcel Déat, situé rue Nationale, à Fougères. Il participe à l’attaque de cette permanence avec ses camarades.

Il est aussi efficace lorsqu’il faut saboter la collaboration économique. L’occupant  allemand s’est approprié  des lieux de production fougeraise, cette confiscation lui permettant de maitriser, pour son compte, des rouages économiques importants.

Au mois de mai 1944, Constant Gripon fait partie de ces auteurs d’attentats contre les garages Opel, à Fougères. Le bilan est un désastre pour l’ennemi: 34 camions, 11 moteurs d’avions détruits, des milliers d’huile et d’essence perdus.

Sous les ordres de Guy Bellis, les F.T. P. (Francs Tireurs Partisans) attaquent, en quatre  groupes, quatre garages remplis de matériel allemand. Aux côtés de Constant Gripon, se trouvent, notamment, Paul Lasnier, Pierre Froget et François ChemineL. Lasnier est natif de Laignelet, Froget est né à La Selle-en-Luitré et Cheminel est domicilié au Pâtis, à Laignelet. La mémoire collective   a retenu l’assassinat sauvage de Paul  Lasnier, lors de l’attaque du maquis de Lignères-la-Doucelle (Mayenne). Un recrutement rural qui montre l’élargissement géographique, au-delà du quartier ouvrier de Bonabry.

Au mois de juin 1944, Gripon rejoint le maquis de la forêt de Fougères dont l’histoire reste à écrire.

Domicilié  à Fougères, il aura appartenu au groupe F.T.P. de Fougères jusqu’au 4 août 1944 et se verra remettre le certificat d’appartenance aux Forces Françaises de l’Intérieur. Il meurt le 14 juin 1989, à l’âge de 65 ans. 

Une vie discrète, mais dévouée à la défense des libertés essentielles contre la propagande et la confiscation des biens économiques.

 

Daniel Heudré

Source: ADIV 167 J (Fonds Pétri)