19/07/2016

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MURY Léon Henry déporté résistant

 

 

 Né le 21 novembre 1920 à Tressé en Ille-et-Vilaine.

A fait ses études supérieures à Rennes, notamment au cours complémentaire de la rue d'Échange.

Après avoir été reçu au concours de technicien des P. et T., il est affecté à Metz.

Il quitte cette ville au moment de l'avance des troupes allemandes au début de mai 1940 pour devancer l'appel et s'engager dans la Marine Nationale. Affecté à la base de Lorient, il s'en échappe pour gagner d'abord Bordeaux par la mer à bord d'un bateau léger accompagné de deux officiers, puis l'armistice signé, il est affecté à la base de Toulon.

Après avoir obtenu une permission de trente jours à Rennes, (il fait alors connaissance avec le réel état d'occupation des armées allemandes) il regagne Port-Vendres précisément le jour où les Allemands occupent la France entière et où la flotte française se saborde à Toulon.

Fait prisonnier, il s'échappe une nouvelle fois de Port-Vendres, ne trouve pas de filières pour passer en Espagne, rentre donc clandestinement à Rennes, en situation irrégulière puisque démobilisé.

Il est rapidement contacté par le réseau ALLIANCE, sa spécialité de radio étant très recherchée et appréciée.

Au début de l'année 1943 à son arrestation, il a servi comme sous-lieutenant des Forces Françaises Combattantes. Opérateur radio, dans la région de Bordeaux, de Paris puis Clermont-Ferrand, il a été arrêté par le commandant de la police et des services de sécurité (KDS) de Vichy à leur P.C. de Volvic dans le Puy-de-Dôme, le 21 septembre 1943. Léon MURY surnommé LOIR dans le réseau 'Alliance' était l'opérateur radio du colonel Édouard Kauffmann. Emprisonné, interrogé d'abord à Clermont-Ferrand puis à Lyon, enfin à Fresnes, il a été condamné par un tribunal allemand à être incarcéré en forteresse, notamment celle de Rastatt. Extraits de la prison de Rastatt, lui et dix de ses camarades furent torturés et exécutés , d'une balle dans la nuque, à proximité de Freiburg-im-Breisgau, lors d'une série d'exécutions menées pendant ce qu'on appela "la semaine sanglante de la Forêt Noire" et les cadavres furent jetés dans le Rhin, le 24 novembre 1944 au moment de la prise de Strasbourg par les Alliés.

 

Cet acte barbare a été ordonné par le Gauleiter WAGNER ayant déjà fui Strasbourg et exécuté par son adjoint Julius GEHRUM,  chef de la Gestapo de Strasbourg.

Dans le même temps, tous les membres du réseau ALLIANCE, internés soit dans les forteresses du bord du Rhin, soit au camp du Strutoff ont été massacrés( près de 400 hommes). (une stèle est élevée à leur mémoire près du Parlement européen).

 Son nom est aussi inscrit sur la Plaque Commémorative du Monument appelé Panthéon dans l'hôtel de ville Rennes. Une rue de cette ville porte son nom.

Le nom de Léon Mury est inscrit sur la plaque commémorative de la base sous-marine de Bordeaux, dévoilée le 6 juin 1997 par Alain Juppé Maire de la ville. Celle-ci porte l'inscription suivante : "Le Réseau Alliance secteur Sud-Ouest à ses fusillés - après de longs mois passés dans les geôles nazies." - "Leur sacrifice a permis de renseigner le Commandement Allié sur les mouvements des navires militaires allemands, sous-marins et torpilleurs arrivant et partant de l'Arsenal de Bordeaux. Bientôt, on ne saura plus ce qu'ils ont fait, ni pourquoi ils l'ont fait, même si c'était nécessaire de le faire, voire on les plaindra d'être morts pour rien. Je voudrais qu'on ne les oubliât pas et que l'on comprît surtout quelle était la divine flamme qui les animait..." Ce texte est signé de Madame Marie-Madeleine Fourcade dite (Hérisson)

Son nom est également inscrit sur le Monument commémoratif du pont de l'Europe à Strasbourg. Celle-ci porte cette citation : "A la Mémoire des agents du réseau "Alliance" détenus à la prison de Buhl massacrés et jetés dans le Rhin par la Gestapo de Strasbourg le 29 novembre 1944" Son nom est aussi inscrit sur la Plaque Commémorative du Monument appelé Panthéon dans l'hôtel de ville Rennes. Une rue de cette ville porte son nom.

Titulaire à titre posthume de la Croix de guerre avec palme, de la Médaille de la Résistance, Chevalier de la Légion d'honneur, de la Médaille de Volontaires des Nations-Unies.

Sources: ADIV 6ETP2-151 - Mémorial Déportés : Partie I, liste n°166 - Carphaz - Wikirennes