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Liste des biographies

Résistante (1905 1946)

 Marguerite Beaumatin.

Marguerite BEAUMATINAnne-Marguerite Beaumatin est née le 6 avril 1905 à Massignac en Charente. Au début des années 1930, elle habite à Dinard en Ille-et-Vilaine où elle élève ses 2 filles Jeannine et Odette. Elle vit avec sa sœur Marie et ses cousins Georges et Marguerite. Elle a installé un atelier de tricot mécanique place de la gare à Dinard.

Elle milite au Parti Communiste. Avant la guerre, elle participe à l’évasion de réfugiés républicains espagnols prisonniers dans un camp derrière la gare.

Dès le début de l’occupation, elle s’engage dans la Résistance, elle entre dans le mouvement du Front National de Dinard et participe à l’organisation de plusieurs groupes dans le canton.

En 1941, elle participe à l’évasion de prisonniers de guerre internés à Dinard. Elle abrite à son domicile des réfractaires du STO et des Résistants poursuivis dont plusieurs responsables régionaux comme Bergeon, Guyomarc’h, Leroux, Tanguy… Elle leur procure cartes d’identité et cartes d’alimentation.

Son domicile sert d’entrepôt au matériel de sabotage destiné aux groupes FTP du secteur. Elle participe à la diffusion de tracts et journaux clandestins et en assure le transport aux chefs de groupes du canton. Elle assure plusieurs liaisons à Saint-Malo, Combourg, Rennes et Dinan.

En 1942, elle est désignée comme responsable à l’organisation des femmes patriotes, aux collectages de fonds et de ravitaillement pour les patriotes emprisonnés, pour les réfractaires et les maquisards.

Elle assure le service de renseignements en transmettant d’utiles indications sur les troupes allemandes et les fortifications de la zone côtière de Dinard à Ploubalay.

Arrêtée le 18 août 1943 par la police mobile, elle est internée au camp de Monts « La Lande » en Indre et Loire du 20 août 1943 au 15 janvier 1944, puis transférée au camp d’internement de Poitiers (route de Limoges) dans la Vienne où elle participe à l’organisation de la Résistance dans le camp.

Le camp de la "route de Limoges"

Le camp de la "route de Limoges"
Collection Roger Picard et Archives départementales de la Vienne

 Le 20 mai 1944, elle réussit à s’évader avec une amie, Marie Le Fur et revient à pied en Bretagne, en évitant les routes trop fréquentées donc dangereuses. Marie Le Fur, malade, devra s’arrêter très vite dans une maison amie. Marguerite continue seule et arrivera, épuisée, chez Marthe Drouillas à Langon près de Redon. Elle se repose quelques jours et repart pour rejoindre ses filles, réfugiées clandestinement à Camors dans le Morbihan où elle arrivera le 10 juillet 1944.

·  Aussitôt, elle prend contact  avec l’organisation locale de la Résistance et assure encore plusieurs liaisons jusqu’à la Libération.

Dès la fin de la guerre et malgré la maladie  due aux mauvais traitements et à la mauvaise alimentation, elle reprend son activité militante ; elle est, entre autres, responsable départementale de l’Union des Femmes Françaises (UFF), devenue depuis « Les Femmes Solidaires ».

Sa maladie se manifeste de plus en plus sérieusement en 1945. Le 8 avril 1946, elle participe à une séance de cinéma au bénéfice de la « Croisade de l’air pur » destinée à envoyer des enfants nécessiteux à la campagne ou au bord de la mer. Marguerite Beaumatin a un dernier malaise qui l’emporte définitivement. Jusqu’au bout, elle s’est dévouée pour les autres.

Elle reçoit une citation à l’ordre de la Division avec attribution de la Croix de Guerre avec Etoile d’argent. Elle a reçu la mention « Mort pour la France » et repose dans le carré des Résistants et fusillés, au cimetière de Dinard.  

 

Après la guerre, en 1945, Marguerite Beaumatin, (2e à gauche )participe à une vente de journaux.)

Source: ADIV 6ETP2-30

Le camp de Poitiers:

http://www.vrid-memorial.com/afficher/rubrique/4/internement/article/120/Le-camp-de-Poitiers.html

http://www.onac-vg.fr/files/uploads/sd86-les-camps-d'internement-de-la-vienne.pdf

http://www.apra.asso.fr/Camps/Fr/Camp-Poitiers.html

 

 

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